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L'urbanisation croissante du monde combinée avec
des problèmes planétaires tels que les changements climatiques,
la pénurie d'eau, la dégradation de l'environnement, la
restructuration économique et l'exclusion sociale nous oblige à
envisager plus sérieusement l'avenir de nos villes.
Le Livre vert de la Commission européenne concernant l'environnement
urbain, le Traité de l'Union Européenne, le Ve programme
d'action communautaire en faveur de l'environnement intitulé "Vers
un développement soutenable", le Sommet de la planète
Terre organisé à Rio par les Nations Unies, et la série
de conférences des Nations Unies qui s'est achevée avec
"Habitat II" ont tous en commun certains thèmes et recommandations
qui nous pressent d'agir pour le développement durable, pour l'avenir
des villes et pour que celles-ci contribuent à la durabilité
locale et planétaire.
Les collectivités locales sont maintenant en mesure
de promouvoir les objectifs de la durabilité grâce aux fonctions
multiples qu'elles exercent (fournisseurs de services, pouvoirs réglementaires,
gestionnaires). Le présent rapport fournit un cadre destiné
à orienter les interventions locales et définit un ensemble
de principes applicables au choix de cibles ainsi qu'à l'évaluation
et à la surveillance de la progression de la durabilité
en zones urbaines :
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pollution sur Paris
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1. Le
principe de la gestion urbaine
L'écogestion est un processus essentiellement politique qui influe
sur l'administration des villes. La gestion durable du milieu urbain requiert
une gamme d'outils qui répondent aux préoccupations écologiques,
sociales et économiques de manière à fournir le fondement
nécessaire à l'intégration. En les utilisant, on
peut formuler une politique de durabilité urbaine beaucoup plus
vaste, forte et ambitieuse qu'on ne l'a généralement admis
jusqu'à présent.
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2.
Le principe de l'intégration de la politique
La mise en uvre de la coordination et de l'intégration suppose
la combinaison du principe de subsidiarité avec la notion plus
large de partage des responsabilités. L'intégration doit
s'effectuer horizontalement, afin de concrétiser la synergie entre
les dimensions sociale, environnementale et économique de la durabilité,
et verticalement, entre tous les niveaux de pouvoirs communautaires, nationaux,
régionaux et locaux afin de renforcer la cohérence de la
politique et des interventions et d'éviter des mesures contradictoires
à différents échelons.
3. Le principe du
raisonnement écosystémique
Le raisonnement écosystémique met en évidence que
la ville est un système complexe caractérisé par
des flux qui se présentent comme des processus de changement et
d'évolution continus. Il considère des éléments
tels que l'énergie, les ressources naturelles et la production
de déchets comme des enchaînements d'activités qu'il
s'agit d'entretenir, de restaurer, de stimuler et de boucler afin de favoriser
le développement durable. La régulation du trafic et des
transports est un autre aspect de ce raisonnement. L'approche dite bi-réseau,
qui définit un cadre de développement urbain au plan régional
ou local, se fonde sur les principes du raisonnement écosystémique.
Celui-ci comporte également une dimension sociale qui envisage
chaque ville comme un écosystème social.
4.
Le principe de la coopération et du partenariat
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Mairie de Montreuil
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Le développement durable fait l'objet
d'un partage des responsabilités. La coopération et
les partenariats entre différents niveaux, organisations
et intérêts sont donc essentiels. La gestion durable
est un processus d'éducation dont les éléments
primordiaux sont l'apprentissage par la pratique, le partage des
connaissances, l'instruction et la formation professionnelles, le
travail interdisciplinaire, les partenariats et les réseaux,
la consultation et la participation de la communauté, les
mécanismes éducatifs novateurs et la sensibilisation.
L'écogestion urbaine doit s'attaquer à la fois aux
problèmes éprouvés et engendrés par
les villes, en reconnaissant que celles-ci renferment elles-mêmes
beaucoup de solutions potentielles, au lieu de déplacer les
difficultés vers d'autres niveaux géographiques ou
de les transmettre aux générations à venir.
Les modèles d'organisation et les systèmes administratifs
des municipalités doivent adopter la démarche holistique
du raisonnement écosystémique. L'intégration,
la coopération, l'homéostasie, la subsidiarité
et la synergie sont des notions fondamentales de l'écogestion
des villes. Les instruments actuels qui ont été mis
au point dans le cadre de la lutte contre la pollution doivent être
élargis de manière à prendre en compte la dimension
économique et sociale de la durabilité.
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La gestion écologique des ressources
naturelles suppose une approche intégrée en vue de
fermer le cycle de ces ressources, de l'énergie et des déchets
au sein des villes. Cette démarche doit non seulement viser
à réduire la consommation des ressources en cause
(surtout celles qui ne se renouvellent ou qui se reconstituent lentement),
diminuer la production de déchets en les réutilisant
et en les recyclant chaque fois que possible, juguler la pollution
de l'air, du sol et de l'eau, et augmenter la proportion des zones
naturelles et la diversité biologique en milieu urbain. Ces
objectifs étant souvent plus accessibles à une échelle
modeste, les cycles écologiques locaux sont peut-être
le niveau idéal pour instaurer des politiques de durabilité
dans les systèmes urbains ; d'où l'importance
cruciale des collectivités locales.
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Triel sur Seine
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Pour en savoir plus :

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